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Date de création : 20.05.2008
Dernière mise à jour :
05.04.2019
38 articles
Jeudi 2 mars 2017
Chers amis internautes,
Je reprend ce texte à partir d'une sauvegarde, car j'ai supprimé par erreur le fichier sur le blog, alors je recommence :
Ce blog correspond à l'ancien blog ChristianDiezAxnick.blogg.org. Ce dernier blog contenait des textes qui migrent ici, à savoir à l'adresse manueldiezmatilla.elkablog.com, c'est à dire la nouvelle adresse. Ce blog vous l’aurez compris brosse et détaille une partie de l’œuvre de mon père, le grand peintre et laqueur décorateur Manuel Diez Matilla.
C’était un immense maître, et parfois on ne sait pas exactement par quel bout le prendre tellement son rayonnement a été vaste et tant les temps ont changé. La maîtrise n'est plus la même et les technologies ont évolué. On est progressivement passé de la laque cellulosique au vernis polyester dans l'ameublement. La société évolue, et autant elle ne lui a manifesté que peu d’égards et une bien piètre reconnaissance, autant elle ne garde que peu de souvenirs de lui, même si sa production a été gigantesque. Pourtant peu de grands peintres ont atteint un tel niveau, et ses successeurs sont d’ailleurs assez rares. Je pense à Grisbert par exemple, dans sa branche professionnelle.
Quoi qu’il en soit, j’ai essayé de m’aventurer dans certains domaines, afin de rendre une meilleure explication de son œuvre, du moins au sens global du terme, de façon à mieux dépeindre le contexte de sa carrière. J’ai essayé de donner, de dégager des lignes directrices. Sa mort à 63 ans en 91, puis celle dramatique de mon frère David en 99, m’on forcé et contraint à me remettre aussi en cause. Sans compter une opération de la corne de l'épiploon, une douloureuse arthrite liée au frottement d'une vertèbre, un peu trop d'acide urique, bref des problèmes de santé personnels. J'ai malgré tout le souci de restituer la vie des acteurs de la grande époque. L'industrie du luxe a évolué, elle s'est démocratisée depuis les années 70.
J’eus aimé que l’on prenne mieux en compte les risques pris par les entrepreneurs pour leur santé, par exemple leur exposition aux produits chimiques, et tant d’autres risques. Mais le monde est ce qu’il est, et dans ces textes, dont deux sont de lui, je me suis évertué à tenter de retracer les idées forces dans lesquelles il ne s’est pas non plus engagé à la légère, en espérant que ce travail de vulgarisation puisse à son propre tour profiter au grand public. J'ai récupéré quelques unes des notes qu'il prenait au crayon dans son atelier, avant sa démolition. Je suis parti d’une intention assez large. A un moment, je pensais aussi faire un manuel pour le métier de vernisseur sur bois, polyester, polyuréthane, mais je me suis dis que le moment n’était pas encore venu, et que notre métier doit se suffire à lui-même.
J'ai achevée la traduction en anglais, mais qui n'est pas entièrement à jour, vous avez été jusqu’à 20 079 visiteurs sur Centerblog, et 52 000 sur blogg.org. C’est un grand succès d'écoute et de vulgarisation, qui prouve que l'amour du public est réciproque. Espérons que ces visiteurs viendront ici, et qu'il pourront à nouveau à la fois accéder aux textes et suivre leur évolution, leur catharsis. Pour l'instant vous êtes 1 896 à être venus ici ( 4 047 pages vues ).
Au total vous êtes environs 76 126 visiteurs à vous être intéressé à Manuel Diez Matilla, on dépasse déjà les 76 000. Il ne faut pas oublier les sacrifices exigés par notre métier, ou encore l’opprobre dont il a parfois fait l’objet, tant les médias déversent sur nous des flots de contre-vérités ou emploient la sous-information, voire le mensonge par omission. En tous les cas, je suis attaché à ce travail objectif d’information, de mise en relief, et pour rien au monde je ne voudrais qu’on nous oublie une fois de plus, et qu’on laisse l’artisanat sur le bas coté de la route. Tant a été fait, et il y a tant à dire sur notre corporation.
Quoiqu’il en soit, je vous remercie pour votre attention, car elle confirme ce que j’ai toujours pensé, Manuel Diez était un grand artiste, un précurseur, un personnage hors-normes, un peintre espagnol comme il n’en existe plus d’un tel caractère, un coloriste et un maître de la patine hors-pair. Sur la photo du haut, on le voit en train de graver un de ses décors dans l'ancien atelier avec l'outil. Il a atteint le firmament dans les années 50,60,70,80.
C'était véritablement un des plus grands laqueur décorateur de son époque et un immense peintre. Manuel Diez a aussi été le continuateur de la république de 1936, celle des Torroba, De Falla, Albéniz, celle du Caracol, de Tarrega, de Rodrigo, de Sor et de tant d'autres, autant qu'il a ete le successeur des Alonso Berruguete, Gregorio Fernandez, Churriguerra, Diez Azevedo, Aléman, Valdévi, Fernando Gallego et de tant d'autres grands artistes religieux historiques de Toro, sa ville natale chantée par Victor Hugo et Jules Michelet.
Toro a été le théâtre il me semble d'une guerre de succession d'Espagne au moins, sinon deux, sans compter le blocus portugais, et la paix d'Utrecht qui a découlé des combats qui se sont déroulés dans cette si vieille ville, capitale historique, culturelle et juridique incontournable de la vieille Espagne. L'oncle de mon père a été maire de la ville. Sa fille a été une des deux ou trois fondatrices de l'orchestre symphonique de la RTVE. La bataille de Toro, qui a eu lieu en 1471, 21 ans avant la découverte de l'Amérique du Sud, a consacré l'alliance entre la Castille et l'Aragon au détriment du Portugal.
Toro est aussi une grande capitale royale, taurine, culinaire et j'en passe. Immense compositeur de décors floraux, asiatiques et aquatiques, sur meubles et sur tables, il a beaucoup peint tout au long de sa vie, réalisant des centaines de tableaux et d'oeuvres à l'huile, à la cellulosique, au pastel. De son atelier à la grande époque sont sortis des centaines de meubles, de tables, de paravents et d'objets mobilier. Il a composé des meubles et des tables suivant les désirs de nombreux clients.
Toro, je me plais à le dire, est un peu à l'Espagne ce que Jérusalem est à Israël. C'est par la reconquête de Toro qu'Isabelle de castille découvrira plus tard l'Amérique du sud, après avoir mis fin au blocus portugais et vaincu les autres prétendantes au trône.
La rediffusion du film " Le Cid ", avec Charlton Heston et Sofia Loren, au moment des fêtes de Noël fin 2014, rappelle au souvenir de ses deux filles, Elvire ( doña Elvira ) et Sol, qui ont vécu juste à coté de l'appartement de ma tante Méré à Toro, il y a à peine un angle de rue. Rodrigo Diaz de Bivar avait sa maison à une quarantaine de kilomètres de là, à Zamora je crois. Je l'ai vue d'ailleurs, avec Hanifia et Angelito.
L'épouse du roi Sanche IV, Maria de Molina me semble-t'il, avait le titre de " señora de Toro ".
Le deuxième prénom de mon frère David était Rodrigo aussi. Le Cid était de Burgos. J'ai eu l'occasion de croiser à Paris Francis Huster, alors qu'il faisait ses courses, et qui l'a incarné après Gérard Philippe je crois, comme pour le Lorenzaccio de Musset.
Noël, le fils de Javi, qui est le fils de Mere, c'est à dire mon cousin, est venu il y a plusieurs mois. Il fait déjà 1,90 mètres de haut. Il n'aime pas le sport, même si Toro a eu récemment un vice-champion olympique ou du monde. Javi est venu aussi à Paris avec Loli et Victoria.
Il y a quelques temps déjà, je suis allé avec ma mère, Mme Buttler et quelques autres personnes aux obsèques de Lina Jund. A un moment j'étais seul avec le pasteur Beck. Mon âme allemande ou ce qu'il en reste a resurgit, le protestantisme est très ancré en Allemagne. De voir les ouvriers recouvrir le cercueil de terre, cela m'a fait un choc. Notre caveau familial est aéré. Son cercueil ne passait pas, on a du creuser à nouveau car celui-ci avait été surdimensionné. Le bruit craquant des pelletées de terre le recouvrant était grinçant.
J'ai pu voir le film « Midnight in Paris », avec Léa Seydoux. Je trouve qu'elle joue vraiment très bien et que son anglais est remarquable. C'est son père ou son oncle qui avait racheté Frogères, le château de la baronne Goury du Roslan. Rien à dire, c'est une grande actrice.
Enfin, Juan Basi et Ambrosito ont tous deux développé un cancer, de l'estomac et du poumon. C'est tragique. Juan Basi, le fils d'Atilana, la sœur de Mere, a connu El Titi, toréro charismatique et emblématique de Toro. Juan Basi est mort il y a quelques temps. Ambrosito tient encore bon.
J'ai fait paraître il y a quelques mois un essai sur la peinture à l'huile moderne, un peu personnel, mais pas entièrement, je l'ai complété et j'y ai ajouté un texte sur Sabicas. Il faut dire que le monde, l'univers du flamenco est très vaste. On peut sur U-tube admirer les artistes, et aussi les chanteurs et les chanteuses israëliennes, et aussi les artistes arabes, berbères, kabyles, que l'on voit un peu moins. J'aime beaucoup Sharit Hadad et Ofrah Haza.
Ma mère est finalement allée quand même, enfin malgré tout je crois, à un " Advent-Café " le 13 décembre chez l'ambassadeur et l'ambassadrice d'Allemagne à Paris avec l'église allemande. Elle a ensuite fait un autre voyage en Allemagne, un de plus.
Avec mes plus sincères remerciements au public qui a supporté et suivi ce blog dédié à mon père. Je le rappelle ici, il fut un immense peintre et laqueur décorateur. Le poids des années a contribué à effacer son incroyable talent et sa grande maîtrise. On ne refera pas un tel monument vivant.
Christian Diez.